France : mais qui veut donc la peau de Second Life ?

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avatar.jpg « Tu es encore sur Second Life ? »… La question posée avec un sourire digne du plus bel avatar est un tantinet provocatrice. Elle illustre pourtant une tendance franco-française à ne pas vouloir croire à la pérennisation du monde virtuel crée par Linden Lab et à prendre de haut un univers qui est pourtant en train d’évoluer vers plus de maturité, d’usage et de réalisme.

Second Life attire des projets forts

Côté réalisme, citons les évolutions graphiques défendues par certaines sims et équipes. Comment, en parcourant Paris 1900 sur Liberta ne pas s’étonner du réalisme et de la finition des sims ? Comment ne pas le faire encore sur les sims développées par IBM et d’autres structures.

Si les marques semblent freiner un peu leur implantation, Second Life attire des projets forts. De nombreuses universités anglo-saxonnes développent leur présence. Des étudiants-dentistes découvrent l’ergonomie et la relation-client sur les unes, des étudiants en architecture travaillent sur les autres. Sur l’Ile consacré à Munich, des cours de programmation réunissent chaque soir des étudiants de bon niveau sous la houlette de spécialistes reconnues. Sur diverses iles, des cours gratuits d’Espagnol, d’Allemand, d’Anglais sont proposés.

Côté français, la critique médiatique continue. On se contente de voir un jeu là où serious gaming et applications se développent presque partout. Les yeux fixés sur une réalité en crise, on en oublierait presque une virtualité qui se développe.

Les chiffres commencent à parler

Alors certes, Linden Lab peine parfois à communiquer vers son public francophone mais néanmoins le métavers progresse. Les chiffres commencent à parler. Ainsi, Linden Lab estime l’utilisation de la Voip sur son monde à 15 milliards de minutes. On est loin des 100 milliards de minutes annuelles de Skype, mais rapporté au nombre d’utilisateurs, le chiffre est éloquent.

IBM évoque les  80 K$ investi dans son centre de conférence virtuel dans Second LIfe, mais surtout un retour sur investissement de 350 K$ dès la première conférence, rien qu’en économie de temps de transport et de productivité…

Pendant ce temps-là, des institutions se développent sur Second Life. Le FBI bien sûr, mais l’on annonce des ministères britanniques et peut-être même le Département d’Etat américain et Hillary Clinton.

6 ans, un âge de maturité et de raison

Tenant compte de tout cela, il y a vraiment lieu de s’interroger. Oui, qui veut donc la peau de Second Life ?

On peut se le demander… Car Second Life continue d’attirer. Chris Marker, le célèbre réalisateur français est présent sur SL, Alain Chabat prépare lui, un film sur le métavers. Artistes et Dj s’y produisent.

Le métavers bouge et le monde francophone serait bien inspiré de suivre la tendance. « Il va y avoir d’autres mondes virtuels » répond-t-on facilement. Sans doute, mais Second Life fête aujourd’hui ses 6 ans, un âge de maturité et de raison qui en fait plus que jamais une « nouvelle frontière » à conquérir plus que jamais.

Article libre de reproduction sous réserve de mention de la source : www.redact.fr

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